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« Masser avec bienveillance, c’est dire merci avec ses mains » *

* Nordine Meguellati

Un jour, une cliente m’a demandé si j’aimais mon métier. Un peu perplexe, je lui ai répondu du fond du cœur « mais bien sûr« ! Cette dame avait son CAP Esthétique mais n’a jamais exercé car m’a-t-elle dit « elle n’aime pas les gens, toucher les corps« . Là-dessus, nous étions bien d’accord : pour faire ce métier -masser, épiler, manucurer, effectuer des soins du visage, du corps, du dos, des pieds, maquiller- il faut aimer les gens, oui, mais aimer les corps, aussi. Ne pas être dérangé par le corps de l’autre.

Savoir garder une distance professionnelle, ne pas être familière, ni intrusive. Respecter l’intimité de la cliente qui s’en remet à moi. Mais dans le même temps, favoriser un climat de confiance. Ça passe par la manière d’accueillir la cliente à l’institut, la manière de la regarder, de lui parler, de l’inviter à s’installer en cabine. Je pense que c’est à ce moment que tout se joue.

Les corps donc. Que je masse, pétris, effleure, farde, vernis, crème – tous les jours. Des corps dont je prend extrêmement soin, aussi variés soient-ils. C’est dans mon métier que je prends réellement conscience que nous sommes toutes différentes -oh oui- mais finalement, nous sommes toutes belles, à notre manière. Les pessimistes ne verront que leurs défauts, là où les autres se diront que quand même ! elles ont de jolis pieds, une cheville fine, un bras gracieux.

Et ces pieds, ces chevilles, ces ventres, je les vois moi. Moi, à qui ces clientes accordent leur confiance.

Le masseur Nordine Meguellati dit « Masser avec bienveillance, c’est dire merci avec ses mains ». La cliente peut me remercier après un massage, pour le bien-être que je lui ai apporté, après un soin, pour avoir fait du bien à sa peau. Mais moi aussi, je les remercie car je sais combien c’est pas évident pour toutes les femmes de se mettre quasiment à nu, de dévoiler une cuisse ronde ou flasque. Un ventre strié de vergetures ou bien trop plat.

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La première bougie

Il y a 1 an jour pour jour, j’étais déjà là, depuis quelques heures, depuis à peine un jour.

A l’institut.

Derrière le comptoir flambant neuf, derrière le rideau prune de la cabine de soins, dans la boutique, à conseiller, à papoter, à remplir le planning de rendez-vous.

J’avoue me souvenir assez peu de cette première journée. Par contre, je pense être à peu près sûre que le téléphone n’ait pas beaucoup sonné – comme aujourd’hui d’ailleurs. Je me rappelle avec un sourire tendre au coin des lèvres qu’à chaque nouveau rendez-vous ajouté sur le planning, c’était comme une petite victoire. Et je n’étais pas exigeante, je ne demandais rien de plus que de pouvoir payer mes charges. Qui étaient si légères alors.

Je me rappelle des mercredis, qui étaient gris et calmes. De mon premier samedi, excellent, grâce à la soirée d’inauguration. De la nuit, qui s’est très vite invitée en fin d’après-midi, l’automne puis l’hiver aidants. Ce côté extrêmement chaleureux et relaxant que la nuit conférait à l’institut. Que je commence déjà à retrouver, lorsqu’il m’arrive de recevoir des clientes jusque tard dans la journée.

Ces après-midi un peu dures, un peu tristounes. Que tous les jeunes (et pas que …) chefs d’entreprise connaissent ou ont connu. Les moments de découragement, et les questionnements. Les idées qui ont toujours été présentes, et qui sont le nerf de la guerre, le dynamisme, toujours sur le qui-vive, ne pas attendre les clientes mais venir à elles.

Le premier Noël, qui fut bon mais qu’il faudra dépasser cette année, parce qu’on peut toujours faire mieux!

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Une soirée avec Charlotte, Elsa et David

De David Foenkinos, je connaissais Les souvenirs, le très beau La délicatesse et le curieux Je vais mieux, lu cet été.

Ce weekend, à Nancy, c’était Le livre sur la place : LE salon littéraire de la rentrée, à ne pas manquer. David Foenkinos était bien sûr là, pour présenter Charlotte, son nouveau roman, sorti le 21 août.

Donc, de l’auteur, je connaissais quelques titres, quelques belles lectures, une superbe adaptation cinématographique. Dans ma tête, Foenkinos = valeur sûre de la littérature française. En plus d’aller le rencontrer sur son stand au salon, j’avais prévu d’assister à la lecture d’extraits de son nouveau livre, par Elsa Zylberstein, à l’hôtel de ville de Nancy, samedi soir.

Et c’est là que j’ai découvert Charlotte, David et Elsa un peu aussi.

Ce fut une rencontre unique, de celle qui n’aurait jamais pu arriver si j’avais simplement découvert le livre, un samedi après-midi, au hasard d’une ballade dans ma librairie préférée.

crédits photos : l’Est Républicain

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Côte d’Opale

Quatre semaines tout rond. Berck-Plage.

Un départ surprise le jeudi soir, après le travail, plein de cette belle précipitation qui accompagne les départs du soir. GPS, valises, carte bancaire à portée de main pour les péages. Quelques hamburgers pris au drive, finalement mangés sur place, décréter que nous avons le temps, après tout, nous avons la nuit, le weekend de trois jours devant nous.

Arriver au milieu de la nuit, et ne pas réussir à imaginer l’océan là-bas, au bout de l’avenue, entre les habitations, les immeubles.

Nous avons loué un très chouette appartement sur AirBnB, à quelques pas de la plage. Depuis le balcon, nous pouvions suivre le rythme des marées. Ce fut un weekend doux, simple, de ceux qu’on n’aurait pas tout à fait pu passer chez nous. Parce que chez soi, il y a toujours cent, mille choses à faire et l’inconnu invite à la découverte, à la détente, au plaisir de ne rien faire ou alors, pas grand chose.

Ces trois jours auront fait voler le vent dans mes cheveux, j’ai lu un peu, beaucoup, sur le canapé moelleux du salon, on a préparé du thé, regardé des trucs débiles à la télévision en se regardant du coin de l’œil, j’ai ouvert un livre de coloriage Art Thérapie, acheté des feutres, déjeuné sur la plage et fait une sieste, emmené un coup de soleil sur le front en souvenir ainsi que des cartes postales pleines d’humour sur le Nord. J’ai fait un soin du visage très agréable, ai pris du temps pour moi. J’ai savouré des crêpes, découvert le welsh mais je n’ai pas aimé. J’ai couru sur le sable, observé les phoques au loin, mais pas tant que ça. Je me suis perdu au milieu de l’océan, par le regard, par la pensée. Je me suis dit que passer une semaine ici, ça serait bien trop, mais que ces quelques jours ont été dépaysants. Le feu d’artifice et cette dame infecte à nos côtés. Les petits paquets de céréales de quand nous aussi nous étions petits, au petit déjeuner. Cette rando nature insolite, le dimanche matin, dont il faut que je vous reparle vite. Trempés jusqu’aux sous-vêtements, jusqu’aux os. Et ce vent, qui ne s’arrête pas. La sieste, dans la voiture, sous la pluie, face à l’océan, avant de repartir.

Le dîner rapide sur l’aire d’autoroute à 150 kilomètres de chez nous, et malgré tout, un air de vacances.

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Never stop running

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Bon, il serait temps que je vous écrive un vrai billet running! J’en ai parlé à demis mots dans certains derniers billets, je l’évoque sur Twitter mais je n’ai pas encore consacré un vrai article à ma nouvelle passion : le running.

Oh mon Dieu, mais qui aurait pu croire que j’aimerai ça un jour? (Certainement pas ces salopards de profs de sport que j’ai eu durant toute ma scolarité) . 

Comment cela a réellement débuté ? J’en avais déjà un peu parlé dans ce billet; une envie de faire une activité à côté du boulot (qui me prend beaucoup de temps), une envie de me défouler et de partager quelque chose avec Olivier aussi (Olivier, c’est mon amoureux. Et comme je déteste tous les surnoms débiles que peuvent donner les blogueuses à leur mec, on va l’appeler Olivier maintenant, ça sera plus simple. En plus, ça tombe bien, c’est son prénom…!).

A ce moment-là, Olivier courrait depuis quelques mois, je suivais sa belle évolution un peu de loin, ne prenant pas tellement la mesure des negative split et autres temps au kilomètre… On a commencé à s’inscrire à la salle de sport tous les deux, puis en parallèle, je me suis mise à courir. Un kilomètre au début, sur le tapis, puis d’autres se sont enchaînés, sur tapis puis sur route.

Très vite, un objectif s’est dessiné : la Strasbourgeoise, cette course de 5 kilomètres organisée en octobre pour combattre le cancer du sein.

Je me rappelle très bien du premier entraînement où j’ai réussi à courir les 5 kilomètres! J’étais fière et contente aussi, car le soir là, j’ai vu que j’étais capable de le faire. Depuis ce jour, je m’entraîne pour améliorer mon temps. Depuis plus de trois semaines, je suis un programme d’entraînement trouvé sur Internet qui me semble pas mal fichu. C’est pas toujours facile mais ça paie! Ce programme va m’emmener jusqu’au 10 octobre, jour de la course. Bon, course que je trouve un peu bizarre quand même puisqu’elle a lieu un vendredi soir à 20h30 …clairement pas le moment, ni de la semaine, ni de la journée où, à priori, on est susceptible de faire la meilleure performance mais bon, je vais la tenter!

Pour que ce billet ne soit pas trop imbuvable, il me semble que catégoriser tout ce que j’aimerai vous dire va être indispensable! Prêt, feu, go, c’est parti !

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