Nourrir le corps et l'esprit


"Au printemps, à la fin de journée, vous devriez sentir la boue.
Margaret Atwood - femme de lettres canadiennes"

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La dernière réunion des filles de la station service" de Fannie Flagg

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Sauf mention contraire, toutes les photos publiées sur ce blog ont été prises par moi-même, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation

« Si j’avais mille âmes, je te les donnerai toutes »

« Si j’avais mille âmes, je te les donnerais toutes, je n’en ai qu’une, prends-la mille fois ».

Proverbe espagnol

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Cinq cent trente kilomètres avalés, pour deux jours et demi de liberté. Oubliés réunion de chantier, architecte, ouvriers et artisans à payer, mauvaises surprises et baignoire à habiller, sous un ciel de novembre en plein mois de Mai.

Ressortis à peine arrivés, comme des gamins impatients d’aller voir la mer, parapluie en main et cheveux dans les yeux, nous avons marchés sur le chemin de terre, entre hangars et vaches. Le ciel menaçant de pluie et d’orage l’était encore bien moins que le chantier que nous avions laissé à Strasbourg.

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Derrière leurs volets, les chambres-tables d’hôtes cachent parfois des pépites. D’humanité, de gourmandise et de bienveillance. A six puis à huit autour de cette grande table familiale autour de laquelle s’assoient très probablement le weekend les enfants et les petits-enfants, nous avons été reçu comme la famille.

Un, deux, trois puis on ne compte plus; le gnafron et le bon vin rouge, un peu comme les bouteilles que débouchent un grand-père pour sa famille en temps de fête, auront eu raison de notre sobriété. Assiettes de charcuterie « maison », tarte salée, gratin dauphinois, mousse au chocolat, plateau de fromage, le repas était prolifique, parfait de générosité et de partage.

Drôle d’alchimie que d’avoir l’impression – à peine l’entrée dégustée – de connaître ces gens depuis toujours. Parfaitement à l’aise, parfaitement normal. Qu’importent les quarante années d’écart, le partage ne les calculent pas. Une soirée savoureuse et inoubliable, dans l’immense salon – salle à manger de ces presqu’inconnus qui ouvrent leur cœur et leur table pour nous, de la même manière que pour leurs proches.

Le cœur chaud de toutes ces délicieuses choses à manger, à boire, de ces rires et de ces discussions à bâtons rompus, des heures autour de cette table, nous nous sommes ensuite tous souhaités bonne nuit, nous mettant d’accord sur l’heure à laquelle nous reprendrions tous nos places, le lendemain matin, pour le petit déjeuner.

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Fraises et gâteau au yaourt au citron

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Ces derniers temps, bien que je sois complètement débordée par le déménagement et beaucoup de travail à l’institut, j’aime cuisiner. Avoir une idée de recette à dix-neuf ou vingt heures, ouvrir le frigo, sortir tous les ingrédients, préchauffer le four et cuisiner. Même si je ne tiens plus sur mes jambes, être debout devant l’évier à éplucher des pommes à faire cuire pour une compote ou doser du sucre et de la farine pour faire ce délicieux gâteau au yaourt,  est un moment agréable où mon esprit vogue loin des obligations et des choses-à-faire.

Voilà comment samedi soir, fraises toutes fraîches sur le plan de travail et yaourts au citron tout juste achetés, j’ai eu envie de cuisiner ce gâteau – qui, bien qu’il soit en forme de cake, reste une base de gâteau au yaourt et non de cake. Une tranche de gâteau, la légèreté et l’acidulé du citron, mêlé à quelques fraises, natures, juste découpées en quartier; une envie de gourmandise, une envie d’été!

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Inspirations dressing

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Après cinq mois de travaux, nous arrivons dans la partie la plus palpitante de la rénovation de notre appartement : l’aménagement et la décoration.

Les peintures sont terminées, ici un mur bleu fidji, là un autre rose piloselle ou de grands pans de murs blancs. De cette fenêtre, ça sera la vue sur le jardin le plus beau. Un jour, ce sont les sanitaires qui sont posés, le chauffe-serviette, et un autre, les radiateurs. Les espaces se meublent et tout prend forme. Bientôt, les portes, durement négociées et dans quinze jours, la pose de la cuisine; la robe de mariée comme aime à dire notre architecte.

Entre temps et entre tout cela, je commence à planter des fleurs dans le jardin; alysses, mufliers et coleus ont été plantés hier soir et alors que j’avais presque terminé, la pluie s’est mise à tomber. La Terre accueillant ces plantations de la meilleure des manières pour les aider à bien pousser!

Dans mes inspirations déco, la chambre occupe beaucoup d’importance, au même titre que la cuisine ou la salle de bains. C’est là que le fidji a rejoint le bleu, pour favoriser les beaux rêves. Ouverte sur le jardin grâce à une porte fenêtre, cette chambre, je l’imagine épurée, lumineuse, spacieuse. Avec peu de meubles mais un grand dressing, fermé, le long du mur, comme intégré au mur. Ses quelques seize mètres carrés vont me permettre d’en créer un de belle taille sans pour autant manger trop la pièce.

Je pense aller voir du côté de la collection « Pax » d’Ikea, qui propose plusieurs structures mais surtout, plein de chouettes solutions de rangement pour l’intérieur des caissons : plateaux coulissants, séparations, boîtes pour bijoux, portes-pantalons, supports pour chaussures…Le rêve!

Ces photos d’inspirations montrent bien sûr des dressings ouverts mais le mien aura des portes, pour favoriser cette ambiance épurée et lumineuse que je souhaite donner à notre chambre. Rien de pire que de se coucher face à une montagne de vêtements, fussent-ils bien rangés!

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Le pas de course

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Et alors que le soleil se lève et dépose son voile lumineux sur l’herbe, les arbres en fleurs, les statues du parc de l’Orangerie, une rumeur joyeuse et enjouée se fait entendre. En sandwich entre le parc et le Conseil de l’Europe, l’allée de la Robertsau était ce matin là le théâtre des courses. Le point de départ, coup de pistolet en l’air. Feu, go!

Dossard bleu pour dix kilomètres, rouge pour le semi-marathon, et autres couleurs de l’arc-en-ciel pour le cinq ou encore la marche nordique.

Pas de départ pour moi cette année et premier pincement au cœur en ouvrant mes volets, ce matin là, en ouvrant la porte fenêtre, mug de thé dans la main, gilet douillet d’hiver sur les épaules, en voyant la rue coupée à toute circulation autre que piétonne. Les stands de ravitaillement déjà pleins de gobelets d’eau débordants, de cagettes de pain d’épices et d’oranges. Je ne foulerai ce bitume qu’en marchant ce jour là.

Et alors que nous étions au tout début de la route de la Wantzenau, et que je me réjouissais d’habiter bientôt là et de voir des coquelicots fleurir au bord de la route, au bord de l’Ill, j’ai aperçu le peloton de coureurs, qui marchant d’un bon pas, qui déjà trottinant pour s’échauffer; direction la ligne de départ. Pas de départ pour moi cette année, mon manteau léger d’hiver encore sur le dos, foulard jaune autour du cou car, quand même, nous sommes le quinze mai.

En sandwich entre le parc de l’Orangerie et le conseil de l’Europe, sur l’allée de la Robertsau, à quelques mètres de la ligne de départ mais de l’autre côté des barrières, je lui ai dit au creux de l’oreille tous mes encouragements et aussi, de courir pour moi cette année. Alors avant de rejoindre la ligne d’arrivée une grande heure plus tard pour le voir fouler les derniers mètres avant le tapis rouge, j’ai passé un dimanche matin à l’Orangerie, avec mon livre et mon appareil photo.

Je me suis émerveillée de la lumière dorée et douce qui contrastait avec la clameur, juste là, juste derrière, les hauts-parleurs et la musique entraînante. J’ai boudé le soleil qui se cachait derrière les nuages et ai soupiré d’aise quand ces derniers se dissipaient. J’ai lu dans le silence d’un parc où les-coureurs-du-dix venaient s’échauffer avant le départ et où d’autres aficionados de photos, comme moi, profitaient du parc avant la cohue de l’après-midi; photos de mariage et tours de toboggan.

Entre deux pressions sur le déclencheur de mon appareil photo et trois paragraphes du très bon roman de Fannie Flagg, « La dernière réunion des filles de la station service », est revenue en moi et surtout dans mes jambes l’envie de la course à pied, des dossards, des applications running qui ne fonctionnent jamais et des écouteurs qui vous lâchent cinq cent mètres après le départ.

Ou encore le plaisir de parcourir sa ville, runnings aux pieds, ou encore celui d’accrocher son dossard, un dimanche matin de mai, d’octobre ou de juin, très tôt, à l’heure où on entamerait encore bien un cycle de sommeil. Parce que cette ambiance qu’il y avait dimanche matin, tout au bout de la route de la Wantzenau, là où poussent de jolis iris bleu clair et violet très foncés, j’avais envie de la vivre en manches courtes et Asics déjà démodées.

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Rillettes de surimi à l’échalote

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Le weekend approche et avec lui, les projets pour le weekend. Brunch ou pique-nique ? C’est l’occasion de profiter de son temps libre, d’investir la cuisine et de concocter de bonnes recettes pour régaler sa famille et ses amis. La recette que je vous propose aujourd’hui sera parfaite pour ce weekend!

Les rillettes de surimi à l’échalote.

Simplissimes à préparer, fraîches et savoureuses! Ce que j’adore avec cette recette, c’est son côté multi-fonctions; vous pourrez déguster ces rillettes sur des blinis confectionnés « maison », en guise d’entrée ou de plat avec des légumes, ou même encore dans des sandwichs en ajoutant des crudités, cette recette vous régalera à tous les coups!

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