Nourrir le corps et l'esprit


"Et il savait lire. Pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens." Novecento : pianiste - Alessandro Baricco

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"Americanah" de Chimamanda Ngozi Adichie

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Un billet au hasard!

Sauf mention contraire, toutes les photos publiées sur ce blog ont été prises par moi-même, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation

« Si j’avais mille âmes, je te les donnerai toutes »

« Si j’avais mille âmes, je te les donnerais toutes, je n’en ai qu’une, prends-la mille fois ».

Proverbe espagnol

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Cinq cent trente kilomètres avalés, pour deux jours et demi de liberté. Oubliés réunion de chantier, architecte, ouvriers et artisans à payer, mauvaises surprises et baignoire à habiller, sous un ciel de novembre en plein mois de Mai.

Ressortis à peine arrivés, comme des gamins impatients d’aller voir la mer, parapluie en main et cheveux dans les yeux, nous avons marchés sur le chemin de terre, entre hangars et vaches. Le ciel menaçant de pluie et d’orage l’était encore bien moins que le chantier que nous avions laissé à Strasbourg.

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Derrière leurs volets, les chambres-tables d’hôtes cachent parfois des pépites. D’humanité, de gourmandise et de bienveillance. A six puis à huit autour de cette grande table familiale autour de laquelle s’assoient très probablement le weekend les enfants et les petits-enfants, nous avons été reçu comme la famille.

Un, deux, trois puis on ne compte plus; le gnafron et le bon vin rouge, un peu comme les bouteilles que débouchent un grand-père pour sa famille en temps de fête, auront eu raison de notre sobriété. Assiettes de charcuterie « maison », tarte salée, gratin dauphinois, mousse au chocolat, plateau de fromage, le repas était prolifique, parfait de générosité et de partage.

Drôle d’alchimie que d’avoir l’impression – à peine l’entrée dégustée – de connaître ces gens depuis toujours. Parfaitement à l’aise, parfaitement normal. Qu’importent les quarante années d’écart, le partage ne les calculent pas. Une soirée savoureuse et inoubliable, dans l’immense salon – salle à manger de ces presqu’inconnus qui ouvrent leur cœur et leur table pour nous, de la même manière que pour leurs proches.

Le cœur chaud de toutes ces délicieuses choses à manger, à boire, de ces rires et de ces discussions à bâtons rompus, des heures autour de cette table, nous nous sommes ensuite tous souhaités bonne nuit, nous mettant d’accord sur l’heure à laquelle nous reprendrions tous nos places, le lendemain matin, pour le petit déjeuner.

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3 Responses to “« Si j’avais mille âmes, je te les donnerai toutes »”

  1. Sarah dit :

    C’est mignon tout plein ça dis donc!
    On a bien envie de t’y rejoindre :)
    A bientôt, et très chouette d’avoir découvert ton blog byw :)

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