Nourrir le corps et l'esprit


"Et il savait lire. Pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens." Novecento : pianiste - Alessandro Baricco

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Un billet au hasard!

Sauf mention contraire, toutes les photos publiées sur ce blog ont été prises par moi-même, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation

Ouvre les yeux

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Hier un peu avant treize heure trente, il y avait ce monsieur sur la placette, à côté du square, qui brossait son petit chien. Ça m’a attendri, m’a fait sourire. Et il y avait quelqu’un d’autre aussi, je sais que j’ai également souri, mais je ne me rappelle plus pourquoi; oh sans doute des enfants ou des ados en vacances qui prenaient du bon temps sous les arbres.

Il y a cette restauratrice a qui je dis bonjour plusieurs par jour et l’autre, un petit peu plus loin, qui ne me dit jamais rien, et je ne lui dit jamais rien, je ne la trouve pas sympathique, mais il parait que sa cuisse de canard confite est succulente. Et il y a mes voisins restaurateurs – également – qui me prennent mes colis et qui blaguent, et qui ont toujours un petit sourire. Hier, un peu avant treize heures trente, il m’a vu passer, m’a fait un signe de la main me signifiant d’attendre quelques instants puis il est revenu avec un petit paquet rectangulaire qu’il a fait mine de m’envoyer, tel un ballon. Sourire, encore.

Il y a ces clientes, hier, et avant-hier aussi, qui, alors que je leur tendais la main avant qu’elles quittent l’institut, m’ont fait la bise. Ce sont toujours les dames à partir d’un certain âge qui osent cet élan affectif, c’est bienveillant et ça me fait chaud au cœur.

Il y a les commentaires si positifs à propos de l’institut, laissés sur la page dédiée sur un célèbre site d’avis de restaurants, hôtels…ce matin, au réveil, encore un. L’idée que les gens prennent quelques minutes – et aient l’idée de le faire – pour me laisser un mot gentil me fait chaud au cœur. Et les vôtres aussi, de commentaires, sous mon billet de mardi. Merci!

Déballer – avec bien du mal – l’arbre à parfums que j’ai commandé en début de semaine, le poser quelque part dans l’espace de vie mais se dire que, non vraiment, vivement le nouvel appartement. Je commence d’ailleurs à me familiariser avec les bus de Strasbourg, ils sont à peu près ponctuels, cela m’étonne toujours. Une fougasse mangée au soleil à l’arrêt de bus, et vingt minutes plus tard, être dans ce que j’appelle rieusement la cambrousse – une petite ville qui touche Strasbourg – pour la signature du compromis de vente chez le notaire. Un mec légèrement détestable qui ne s’adressait qu’à Olivier, j’avais juste envie de mettre ma tête sous son menton pour lui signifier ma présence.

Vois, vois, ces miettes lumineuses, toutes mises l’une au bout de l’autre elles ne font pas toujours le poids face aux soucis, aux nuages, aux tracas mais elles sont là.

 

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9 Responses to “Ouvre les yeux”

  1. Zelda dit :

    Joli billet, j’aime bien l’expression « miettes lumineuses » c’est mignon 😉
    Et puis vous devez sûrement avoir hâte de déménager …
    Bises

    • Mademoiselle Coquelicot dit :

      Nous en sommes encore bien loin de déménager, nous savons que ça va arriver mais ce n’est pas du tout concret encore, la hâte n’est pas encore tout à fait présente :) Bises Zelda, bon weekend!

  2. Miss Blemish dit :

    Comme cet article fait du bien ! Il m’a mis le sourire ! Merci <3

  3. J'ai écrit dit :

    Ce billet <3 Merci Melanie pour ce rappel, de toujours ouvrir les yeux, de toujours s'émerveiller et de sourire :)

  4. Sabrina dit :

    Je pense exactement pareil et tentes d’ailleurs plusieurs fois par jour d’être moi-même cette personne qui rit et illumine si possible la journée des inconnus croisés :-)
    J’ai d’ailleurs écrit un peu dans la même idée récemment une manière de réagir aux « dragueurs » de rue de manière positive c’est un peu dans l’esprit mais je ne sais pas si tu as ce problème dans ta « cambrousse » haha !

    (http://ca-se-saurait.fr/2015/07/17/drague-de-rue-reagir-de-maniere-originale-pour-ne-pas-se-pourrir-la-vie-et-senerver-cest-possible/)

    • Mademoiselle Coquelicot dit :

      Je vis à Strasbourg, ce n’est pas du tout la cambrousse !! Donc oui, j’ai affaire (nous avons toutes affaires…) au harcèlement de rue. C’est un autre débat mais cela m’exaspère et me dépasse tellement que je ne sais pas si je saurai adopter une « bonne » manière de réagir.

  5. Lizzie dit :

    « les miettes lumineuses » c’est une bien jolie expression… :)
    Très jolie note, les petits bonheurs sont toujours chouettes à vivre et à lire chez les autres ici 😉
    (et Strasbourg, que j’ai découverte récemment, m’a l’air d’être une bien jolie ville où il fait bon vivre).

    • Mademoiselle Coquelicot dit :

      Oui, les miettes lumineuses, cela m’est venu tout seul à l’esprit, j’aime aussi beaucoup l’image…
      Ah oui, à Strasbourg, on vit très bien. C’est une grande ville mais dans laquelle on ne se perd pas, c’est assez vert, les transports en communs sont bien fait et puis c’est l’Alsace quoi, il y a une belle identité culturelle ici !

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