Nourrir le corps et l'esprit


"Et il savait lire. Pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens." Novecento : pianiste - Alessandro Baricco

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Un billet au hasard!

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Conjuguer apprendre

botanique

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Le weekend dernier, les trois jours de cours de Naturopathie de mi-cursus a été la chose la plus salutaire que je pouvais vivre en ce moment. Une pause au cœur du rythme effréné que je vis en ce moment à l’institut, une étape indispensable de rencontre, d’échanges et d’approfondissement des cours avec mon professeur et les autres élèves, la découverte de certaines choses déstabilisantes, parce que profondes. Finalement, l’assurance, dure comme un roc, que la Naturopathie est un univers sans limites, que j’ai envie d’expérimenter et d’explorer.

Nous avons fait, dit, dégusté tant de choses en trois jours. Au bout d’une demie-journée, j’avais cette sensation qu’avec les filles du groupe, on se connaissait depuis des années. Nous étions toutes exactement sur la même longueur d’onde, nous étions dans le vrai. Certaines, malgré seulement nos douze premiers mois d’études (un peu moins pour certaines), avaient déjà quinze ou vingt ans d’expériences naturopathiques derrière elles, nous sommes tous venus avec nos parcours, nos expériences, nos difficultés, nos manifestations psychosomatiques et alors que l’on envisage doucement pour certaines, concrètement pour d’autres à commencer à distiller des conseils à nos proches – avant de se lancer dans le grand bain des vraies consultations – nous avons passé ces trois jours à faire avancer notre démarche naturopathique, qui, à mon sens, doit être personnelle avant d’être professionnelle.

Nous avons

commencé le stage par quelque chose de pas naturopathique du tout – mais de si délicieux! – la spécialité du village : une brioche moelleuse sur laquelle, des noix et des noisettes caramélisées

pris deux petits déjeuners, l’un à base de pain complet bio et de crèmes d’oléagineux : amande, amande complète, noisettes, noix de cajou, pistache…et l’autre a été l’occasion de découvrir le Habermus, une purée d’épeautre à la cannelle

expérimenté le verre d’eau tiède à (presque) jeun, mais je crois l’avoir laissé un tout petit peu refroidir … acte manqué ? mais non, pas du tout!

bu des tisanes, tout notre soûl, fenouil, vigne rouge, verveine…

médité, fait des salutations au soleil et reçu un cours sur les chakras, et à seize heures, nous avons vu un verre de jus de persil; beaucoup d’expérimentations nutritionnelles pour moi durant ces trois jours

préparé un dîner, épluché des concombres, émincé des tomates, ciselé des herbes fraîches, nous avons débattu autour des huiles végétales; sésame, olive ou colza? « Peut-être pas sésame, Mélanie m’a dit qu’elle ne l’aimait pas! » Je me suis contenté d’un filet de jus de citron

nous sommes restés deux heures autour de la table du petit déjeuner à discuter à bâtons rompus, tous les dix ou parfois en groupes de deux ou trois, nous avons ri et nous nous sommes indignés

déjeuné tous les midis dehors, nous prenions les voitures et roulions dans la campagne; Obernai avait des allures de ville de vacances, je n’avais plus conscience que j’étais à trente kilomètres de chez moi

reçu un cours sur les fleurs de Bach, quasiment une journée. J’ai découvert là une facette de la naturopathie qui m’avait échappé jusqu’à présent dans mes cours : la gestion des émotions – l’un des piliers de la naturopathie, c’est dire comme cela est capital ! Nous sommes repartis avec notre flacon personnalisé constitué d’une base et du mélange des sept fleurs de Bach correspondant à notre état émotionnel du moment. Depuis, je prends religieusement mes quatre fois quatre gouttes par jour

nous sommes entrés dans le vif du sujet et nous avons abordé les prémices d’une première consultation de naturopathie réussie

reçu une initiation à l’iridologie – ou l’art de lire dans l’iris

nous sommes allés dans le jardin botanique de l’école, au fond du jardin, là-bas, tout au fond, après la piscine, après le poulailler, et nous avons vu les fleurs d’onagre, la menthe, la verveine, le tremble, le ginkgo, et goûté de l’ail

feuilleté des tas de livres, mis à disposition dans la grande salle de cours, juste séparée du jardin par de grandes baies vitrées

réclamé qu’il y ait plus de stages de révision, de rencontres, d’échanges comme celui ci au cours du cursus de deux ans.

 

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2 Responses to “Conjuguer apprendre”

  1. Amalia_Okia dit :

    Ah ! Trop bien ! :) Merci de partager ton expérience !

    • Mademoiselle Coquelicot dit :

      Heureuse que ça te plaise! C’est sûr que tout cela, ça doit te parler. J’aimerai rédiger des billets plus complets, mais je ne sais pas trop par où commencer, et le temps me manque.

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