Nourrir le corps et l'esprit


"Et il savait lire. Pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens." Novecento : pianiste - Alessandro Baricco

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Un billet au hasard!

Sauf mention contraire, toutes les photos publiées sur ce blog ont été prises par moi-même, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation

6 mai

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La place des lices et tous ses touristes qui déjeunent d’un sandwich sur un banc. Saint-Tropez. Sur un coup de tête en fin de matinée. Malgré l’heure et demie de route, parce que le soleil haut, haut et brillant dans le ciel.

Le pantalon, les derbies, le petit haut blanc tout de même, mais quand même, une tenue pas du tout adaptée à cette splendide journée. 31 degrés affichera l’écran électronique de la voiture. La crème solaire a foison, les lunettes de soleil qui ne quittent pas les nez, les bras qui dorent. Les coups de soleil d’il y a deux jours qui passent du rouge au doré. Les gorges du Verdon entre Cannes et Saint-Tropez. Sortie Draguignan. Puis Sainte-Maxime, la route surchargée – surtout au retour. La mer d’un bleu incroyable.

Les pieds sur le tableau de bord de la voiture, le bras droit, par la fenêtre. A 130, fenêtres grandes ouvertes. La tarte Tropézienne jamais dégustée, on lui a préféré une glace à l’italienne. Fraise et vanille pour les deux amoureux, là-bas! Les badauds se photographiant devant les yachts, leurs riches propriétaires se faisant dorer la pilule sur le pont, musique à fond. Je ne sais pas lequel des deux me dérange le plus.

Sénéquier et ses tonnelles rouges, emblématique de Saint-Trop’, ex-aequo avec le clocher jaune de l’église Notre Dame de l’Assomption. Les pieds nus sur les cailloux, l’envie irrésistible – et pourquoi y résisterions-nous? – de les tremper dans l’eau, fraîche et limpide. Allez les chevilles aussi, et le bas du pantalon, trempé! Râler après les traces blanches que le sel laissera sur mon pantalon bleu marine. Je les cherche encore…

Puis ne plus en pouvoir de ne pas avoir la possibilité d’y tremper tout le corps dans ce bain, si accueillant, alors reprendre la route, projeter de vite vite rentrer chercher les maillots et piquer une tête. Et donc, vite vite rentrer, prendre le chemin de la plage pour la première fois de l’année. Tremper d’abord les pieds, jouer aux adolescents au bord de l’eau, à qui jettera l’autre dedans le premier. Seuls – ou presque – sur ce bout de sable, à presque dix huit heures trente, nous nous sommes dévêtus et avons couru comme des idiots dans cette eau beaucoup trop fraîche et j’ai crié, et nous avons ri, et nous étions si bien, nous avions la mer pour nous.

C’était déjà le sixième jour de vacances mais ce soir, en rentrant de la plage, du sable plein le maillot et les orteils, j’avais la sensation qu’elles ne faisaient que commencer.

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2 Responses to “6 mai”

  1. sylvie;-) dit :

    oh mon dieu que tu me donnes envie d’un bain de mer! j’aurais fait comme vous 😉

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