Nourrir le corps et l'esprit


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Les lundis

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J’aime le lundi. Et je crois que peu de personnes peuvent en dire autant. Mais pourquoi? Oui, la fin du weekend, oui, le retour au travail, oui la fin des grasses matinées, oui pour tout cela. Mais est-ce dramatique ? Mais est-ce la fin définitive des grasses matinées, des weekend, de tout cela? Est-ce vraiment nécessaire de faire grise mine le lundi? C’est si triste! Si triste de s’empêcher de sourire, parce que voilà lundi.

Le lundi, c’est la promesse d’une nouvelle semaine. De telle activité qu’on adore, le mardi soir. De son émission préférée à la télévision, ce soir. De ce restaurant entre amies, à la fin de la semaine. De créer sept nouveaux jours, de cueillir des surprises, de l’inattendu, des moments dont on se réjouit depuis longtemps. Le lundi, c’est comme le premier jour du printemps. Il est lumineux, il vous sourit, il vous dit « alors, de quoi ta semaine va être faite? ». Vous ne bouderiez pas un ami qui vous tape amicalement dans le dos?

Mes lundis sont souvent doux et lents, et ils passent pourtant si vite. C’est une journée particulière, unique, comme aucune autre dans la semaine. Un entre-deux. Weekend encore le matin, mais d’une tonalité toute autre que le dimanche, reprise du travail l’après-midi.

Le matinée égrène ses heures à toute vitesse, entre moments à la maison, à l’école de naturopathie, en cuisine lorsque mon âme de marmitonne se réveille, lorsque le potiron, la salade, les pommes de terre, la crème fraîche liquide et le vinaigre balsamique me donnent des idées. Cela a été une fois un bain chaud, un livre dévoré. Des courses, du linge à plier, quelques épisodes d’une série de quand nous étions adolescentes. L’odeur du potiron qui cuit et toujours le même rituel, un peu avant midi « tu me préviens quand tu quittes le bureau, comme ça tout sera chaud quand tu rentreras! ».

C’est parfois le regret de devoir aller travailler à quatorze heures. Aussitôt dissipé une fois arrivée à l’institut. C’est le courrier pas relevé depuis deux jours, le chauffage, les lumières, les cires à épiler à remettre en route. Les mails, les appels du weekend. Les premiers coups de fil à quatorze heures cinq, dix, le planning de la semaine qui continue à se remplir -ou parfois pas du tout. Le lundi après-midi, ce ne sont même pas cinq heures. C’est, une fois par mois, le renouvellement complet des vitrines. Dans ce cas, prière de ne pas déranger. Et entre dix-huit heures quarante et quarante cinq, c’est espérer ne plus avoir de clientes, de coups de fil, d’épilation ou encore de soin qui s’éternise, pour pouvoir rejoindre d’un bon pas -parfois une clémentine dans la main- la voiture et rouler vers la campagne, rouler vers la salle de sport pour le cours de Zumba. Il fait partie de mon lundi, incontestable, immuable, il remporte tous les suffrages et ne se verrai échangé contre aucun cours de yoga ni aucune séance de course à pied. C’est ce cours où l’on retrouve toujours les mêmes, toujours au rendez-vous. C’est la bise à Michel, l’un des vétérans de la salle, qui a toujours le sourire et le petit mot qui fait plaisir. Ce sont les chansons et les chorégraphies sur lesquelles on prend un plaisir non feint à se déhancher toutes les semaines. C’est cette sensation d’être un groupe uni, un peu comme une classe de danse, pas du tout comme un cours collectif de salle de sport.

Le lundi, c’est une soirée qui commence plus tôt que les autres jours de la semaine. C’est une après-midi travaillée, un cours de sport et même la possibilité de pouvoir voir le début du film/de l’émission de vingt et une heures. Inouï ! et impossible en semaine.  C’est un peu un jour qui ne compte pas, alors que pourtant. C’est une reprise en douceur. Et c’est juste après, le mardi et oh, plus que quatre jours et demis avant le prochain weekend alors souris, ne te renfrogne pas, la semaine te réserve de belles choses à vivre!

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4 Responses to “Les lundis”

  1. sofy from sxb dit :

    mais oui, c’est ça le lundi ! si je ne suis pas toujours très contente de retourner au bureau en revanche je me réjouis des soirées à venir, remplies de sport, d’amis, de bières et parfois juste de rien, ce rien que j’apprécie aussi, de temps en temps ! bonne semaine gentille Mélanie !

    • Mademoiselle Coquelicot dit :

      C’est tout à fait ça ! Le lundi ne se résume pas qu’à la semaine de boulot. La semaine est truffée de pleins de petites choses, mais bon, ça, les râleurs, ils ne les voient pas ! ^^

  2. Teaso dit :

    Salut! Ah bah voilà de quoi donner la pêche pour bien débuter la semaine! Et puis… 5 jours avant le prochain week-end, ça passe quand même vite 😉

    • Mademoiselle Coquelicot dit :

      Mais oui, cinq jours, qu’est-ce que c’est franchement…? Et puis, sans semaine, pas de weekend, CQFD! Et puis franchement, il y en a marre des râleurs du lundi matin! 😉

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